Chronique d'un village

Ce blog est destiné à vous narrer sous une forme satirique et humoristique les petites histoires d'un village que j'ai surnommé Garsson - c'est un village imaginaire que vous ne trouverez donc nulle part dans l'annuaire des villes et villages de France - mais il comporte de nombreuses analogies avec celui où je vis depuis une trentaine d'années.

Pendant tout ce temps et suite à des évènements divers, j'ai connu tous les ingrédients qui pourraient alimenter une sorte de gazette de village - celui-ci pourrait d'ailleurs se situer partout et n'importe où dans l'hexagone - à travers ses mœurs séculaires, ses non-dits et ses petites querelles mesquines.

Il y a de grands soirs où les villages meurent
Après que les pigeons sont rentrés se coucher.
Ils meurent, doucement, avec le bruit de l'heure
Et le cri bleu des hirondelles au clocher...

Henry Bataille (1872-1922)

jeudi 27 mars 2014

L'ÍNCROYABLE BOURDE DE L'EDÍLE


Dans ce blog satirique, les personnages sont sortis de l'imaginaire et de stricte invention : toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé et toute homonymie avec des noms propres ou des noms privés ne serait que pure coïncidence.






Ne voulant pas basculer dans un jeu digne d'une cour d'école, il eut été sans doute plus facile d'en sourire ... et laisser dire. Mais voilà, la bourde est tellement lourde qu'elle tient à la fois de l'inconscience et de la bêtise crasse et qu'elle a déjà fait le tour du bourg. Ce n'est pas glorieux : Triste personnage.


Enseignons donc à cet élu le b.a-ba de son métier "on doit réfléchir deux fois avant de tenir certains propos", variante du "il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche". Une banale parole de bienvenue vaut mieux qu'une blessante sortie et, de surcroît, il faut avoir quand même une sacrée étroitesse d'esprit pour ne pas s'apercevoir que l'on vient de dire une sacrée c.......  


Tout débute par une visite du Maire au club des anciens au cours de laquelle il se serait adressé à des femmes veuves (depuis déjà un certain nombre d'années pour la plupart) en fanfaronnant "tiens voilà des dames qui viennent ici sans leur mari".


On imagine aisément combien cette phrase choquante et d'une rare maladresse fut très mal reçue par ces personnes dont les maries sont malheureusement au cimetière. Toutes ces femmes sont sidérées face à une telle balourdise et elles ne sont pas les seules...  Aucun des Maires que ces dames ont connu par le passé depuis qu'elles vivent au village n'auraient d'ailleurs commis une telle bévue ! Elles en sont toujours à regretter son prédécesseur qui ne manquait jamais de les accueillir avec des paroles affectueuses.
 

Et tandis que les calembredaines du Maire ne font pas rire, les habitants regardent leur village se replier sur lui-même et se protéger de tout ce qui est étranger à ses principes doctrinaires.

Jean de la Bruyère a écrit :

"C’est une grande misère que de n’avoir pas assez d’esprit pour bien parler, ni assez de jugement pour se taire".


 



carte humoristique



  








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