Chronique d'un village

Ce blog est destiné à vous narrer sous une forme satirique et humoristique les petites histoires d'un village que j'ai surnommé Garsson - c'est un village imaginaire que vous ne trouverez donc nulle part dans l'annuaire des villes et villages de France - mais il comporte de nombreuses analogies avec celui où je vis depuis une trentaine d'années.

Pendant tout ce temps et suite à des évènements divers, j'ai connu tous les ingrédients qui pourraient alimenter une sorte de gazette de village - celui-ci pourrait d'ailleurs se situer partout et n'importe où dans l'hexagone - à travers ses mœurs séculaires, ses non-dits et ses petites querelles mesquines.

Il y a de grands soirs où les villages meurent
Après que les pigeons sont rentrés se coucher.
Ils meurent, doucement, avec le bruit de l'heure
Et le cri bleu des hirondelles au clocher...

Henry Bataille (1872-1922)

dimanche 30 juin 2013

LES FÊTES DE FIN D'ANNEE SCOLAIRE


 
Dans ce blog satirique, les personnages sont sortis de l'imaginaire et de stricte invention : toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé et toute homonymie avec des noms propres ou des noms privés ne serait que pure coïncIdence.




 




Devant le préau de l'école de mon enfance : l'estrade, les drapeaux, les filles et garçons revêtus de papier crépon....


Quand je replonge dans mes souvenirs de fêtes des prix chaque fin d'année scolaire, je revois ces cérémonies à la fois charmantes et touchantes comme dans un conte enfantin . Tous les élèves étaient joliment costumés et moi, tout comme mes camarades de classe, j'étais souvent habillée d'un tutu. Tous les ans, juste avant les vacances d'été, je devais interpréter une saynète avec les copains et les copines sur un estrade dressé dans la cour de récréation et décoré, pour la circonstance, de branchages et de papier crépon. 

Sous les frais ombrages des tilleuls et devant un préau également orné de drapeaux tricolores, les applaudissements nourris d'un public tout acquis à notre cause nous touchaient droit au cœur. Le temps des certificats d'études primaires et des distributions de prix aux meilleurs élèves de la classe devant un auditoire béat de félicité, c'est tout une tranche de vie et c'était le chant du cygne des distributions solennelles des prix de l'école de la République mais on ne le savait pas.

Les prix d'excellence couronnaient les écoliers méritants qui avaient droit à un beau livre rouge et or relié avec un certificat collé sur la première page. J'ai eu le prix d'excellence en cours élémentaire 2ème année avec un prix d'orthographe, rédaction et lecture. Des élus de la commune des Ponts ..... faisaient donc acte de présence, assis au premier rang de l'assemblée, accompagnés de leurs épouses souvent bien "chapeautées" mais l'atmosphère était "bon enfant" . A l'appel de nos noms, l'un des enseignants désigné à cette tâche distribuait les livres à ces personnalités ravies de les remettre ensuite aux élèves lauréats sous les applaudissements du public, avec les félicitations d'usage et, en les encourageant surtout à bien travailler. Ce que l'on a fait toute notre vie...

Bon, Voilà, mon mari me disait toujours : "toi qui a eu le prix d'excellence en rédaction à l'école primaire, en 1953, tu dois savoir écrire et tu devrais faire un livre sur tous les "feuilletons" plus ou moins épiques que l'on a vécus ici depuis que l'on est à ..... Garsson". 


Je n'ai jamais eu cette prétention d'écrire un livre et d'ailleurs, la concurrence est rude sur le marché. Soixante ans se sont écoulés depuis les premiers lauriers récoltés à l'école communale de mon enfance. Autant en emporte le temps et nous voici donc en 2013, l'informatique et des souvenirs nostalgiques me donnent l'occasion d'écrire sur la toile et de faire un blog satirique et humoristique car il vaut mieux en rire que d'en pleurer comme dit la chanson.


Bref, revenons aux fêtes des prix de ces années 50 : toute cette mise en scène pour une cérémonie qui bien entendu ne ressemblait en rien aux fêtes de fin d'année scolaire que nous connaissons actuellement. Elles avaient ce petit quelque chose de "solennelle" devant ce parterre des notables des Ponts .. .. flambant et félicitant les élèves les plus méritants en s'aplatissant le chapeau à la main tandis que le directeur et son épouse se tenaient debout devant l'estrade pendant la remise des récompenses. Aussi, appelait-on cela les distributions solennelles des prix et nous, les rois de la fête, nous étions fiers de partir avec un livre sous le bras en ce jour glorieux où le travail et la bonne conduite étaient - enfin - publiquement récompensés !

Aujourd'hui, les spectacles scolaires qui rythment irrémédiablement les fins d'année sont d'un tout autre genre. Nous avons droit inévitablement chaque année aux tirs à la corde entre chaque classe, à la course en sac, à la course à la cuillère et à l'œuf. Enfin, nous voyons défiler toute la panoplie des jeux anciens et traditionnels qui ont animé, animent et animeront encore longtemps toutes les kermesses.

Souvent, nous voyons défiler plusieurs activités avant d'avoir la chance d'apercevoir nos chères têtes blondes tandis que parents et grands-parents vocifèrent le long de la plaine de jeux pour encourager leurs enfants. Pour corser le tout, il fait généralement très chaud et nous sommes entourés de bébés qui se mettent également à brailler à tour de rôle.

Heureusement, par rapport à nos fêtes d'antan, les kermesses actuelles se déroulent dans une ambiance très "cool" . Chaleur oblige, les enfants se défoulent et souvent s'aspergent à coup de pistolet à eau alors que nous, nous étions sérieux, engoncés dans nos costumes de fête et nous avions intérêt à nous tenir tranquilles sous les regards de nos parents sinon il y avait de la taloche dans l'air.

Maintenant, la kermesse se termine par l'inévitable tirage au sort de la tombola de l'école. Cette année, les parents d'élèves qui se plaignent de la malpropreté du village vont pouvoir repartir rassurés : Monsieur le Maire a gagné un aspirateur !
 


Me voici donc,ci-dessous avec mon frère dans la cour de l'école communale de Sorges, lors d'une des toutes premières représentations - en 1949 ou 50 - à l'occasion d'une distribution des prix. Je devais avoir trois ou quatre ans et j'étais en "classe enfantine" car on ne disait pas encore "maternelle".
















 

5 commentaires:

  1. joli retour en arriere
    les photos en noir et blanc c'est celle que je prefere encore aujourd'hui
    bisous

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  2. plus d'article ???
    es tu malade ??
    je vote +5 pour te donner un peu de motivation
    bisous passe une bonne semaine

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  3. Merci Tibouchon mais j'ai le bras droit cassé depuis le 18 septembre à la suite d'une chute à vélo.

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  4. prends soin de toi
    à bientot peut etre
    bisous
    j ai quand meme voté +5

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