Chronique d'un village

Ce blog est destiné à vous narrer sous une forme satirique et humoristique les petites histoires d'un village que j'ai surnommé Garsson - c'est un village imaginaire que vous ne trouverez donc nulle part dans l'annuaire des villes et villages de France - mais il comporte de nombreuses analogies avec celui où je vis depuis une trentaine d'années.

Pendant tout ce temps et suite à des évènements divers, j'ai connu tous les ingrédients qui pourraient alimenter une sorte de gazette de village - celui-ci pourrait d'ailleurs se situer partout et n'importe où dans l'hexagone - à travers ses mœurs séculaires, ses non-dits et ses petites querelles mesquines.

Il y a de grands soirs où les villages meurent
Après que les pigeons sont rentrés se coucher.
Ils meurent, doucement, avec le bruit de l'heure
Et le cri bleu des hirondelles au clocher...

Henry Bataille (1872-1922)

lundi 27 juillet 2015

DU DÉSOLANT ET DU GROTESQUE !

Dans ce blog satirique, les personnages sont sortis de l'imaginaire et de stricte invention : toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé et toute homonymie avec des noms propres ou des noms privés ne serait que pure coïncidence.



JUILLET 2015
  
   

Jules Renard a écrit "La paresse est l'habitude prise de se reposer avant la fatigue". Dans la torpeur de ce début d'été brûlant, les après-midi sont fatalement voués au farniente. Le farniente est un art subtil qui exige une pratique experte en matière de mœurs et coutumes estivales.On peut s'adonner à ses loisirs préférés et puis, à la fraîcheur de la nuit tombée, s'en aller admirer les feux d'artifice qui embrasent habituellement villes et villages à l'occasion de la fête nationale.

Ce fut donc le cas dans notre commune puisque, cette année, la fête organisée par le comité à l'occasion du 14 Juillet mais qui avait lieu rituellement le premier week-end du mois, se déroulait finalement le 11. Bien décidés à maintenir la tradition locale, les citoyens sont allés voir le feu d'artifice tiré depuis la rivière dans l'empyrée vespéral de juillet.

A leur grande surprise, ils ne furent pas accueillis par les flons-flons du bal mais par un concert d'indignations. Un élu du village aurait stationné son véhicule pendant toute la durée de la fête sur un emplacement réservé aux handicapés. Toute la soirée, il fut copieusement habillé pour l'été. Sachant qu'il ne se gêne pas pour culpabiliser un concitoyen qui prend la voiture pour aller acheter la baguette de pain, tous pensaient donc raisonnablement que cet ardent défenseur de la planète roulait en vélo.


Enfin, si les faits sont avérés, on est en droit de sourire, mais on ne sait plus si ce sourire doit être amer ou amusé.

De toutes façons, de tels comportements sont tout à fait indignes et totalement irrespectueux surtout quand ils sont pratiqués par des élus. Avec leurs gros sabots idéologiques englués dans leur bien-pensance, nous en étions encore à croire que le fait de faciliter le stationnement des personnes handicapées ou à mobilité réduite sur des emplacements réservés faisait partie de leur loyauté morale.

A cette occasion, j'ai lu un article relatant un fait divers similaire relayé par le web et les réseaux sociaux :

"A Maringa, une ville située dans le sud du Brésil, un conducteur a appris à ses dépens qu’il n’aurait pas dû se garer sur une place réservée aux handicapés. Et il a eu la honte de sa vie, ce mercredi 24 juin.
Les zones de stationnement réservées aux handicapés sont pourtant bien visibles dans les agglomérations brésiliennes, avec des inscriptions au sol. Un homme a retrouvé sa voiture couverte de Post-it bleus et blancs, les couleurs utilisées pour le logo délimitant l’emplacement pour handicapés. L’automobiliste a découvert à son retour le « travail artistique » qui lui avait été réservé, sous le regard de plusieurs dizaines de personnes. Certaines ont pris des photos et des vidéos...." 

A méditer...



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