Chronique d'un village

Ce blog est destiné à vous narrer sous une forme satirique et humoristique les petites histoires d'un village que j'ai surnommé Garsson - c'est un village imaginaire que vous ne trouverez donc nulle part dans l'annuaire des villes et villages de France - mais il comporte de nombreuses analogies avec celui où je vis depuis une trentaine d'années.

Pendant tout ce temps et suite à des évènements divers, j'ai connu tous les ingrédients qui pourraient alimenter une sorte de gazette de village - celui-ci pourrait d'ailleurs se situer partout et n'importe où dans l'hexagone - à travers ses mœurs séculaires, ses non-dits et ses petites querelles mesquines.

Il y a de grands soirs où les villages meurent
Après que les pigeons sont rentrés se coucher.
Ils meurent, doucement, avec le bruit de l'heure
Et le cri bleu des hirondelles au clocher...

Henry Bataille (1872-1922)

lundi 11 juin 2012

MAGOUILLE ET COMPAGNIE ARRIVENT AU CONSEIL

 
Dans ce blog satirique, les lieux et personnages sont sortis de l'imaginaire et de stricte invention :
Toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé et toute homonymie avec des noms propres et des noms de lieux privés ne serait que pure coïncidence






 carte humoristique

Les magouilles à Garsson ne datent pas d'hier mais entre 2006 et 2008, on va être servis. La place est bonne et tous les moyens d'y parvenir sont bons.

Le cours de la matière grise étant en baisse... voilà qu'il arrive, à la faveur d'une seconde élection partielle, une équipe de :  j'oserais presque dire - de "bras cassés". Élue par la population pour siéger au conseil municipal. (il faut dire qu'ils étaient les seuls à se présenter à cette élection qui n'avait que peu passionné la population.)  ils étaient  dotés par conséquent d'une capacité de nuisance sans rapport avec les compétences.

En tête de file de cette équipe de "pas francs du collier", un vélléitaire arrogant, arriviste cupide - comme on en voit fleurir dans chaque ville ou village car ils essaiment partout - manœuvrait en tout sens, un agité, bref, UN notable était arrivé au conseil et,  pour couronner le tout, c'était l'expert à la calculette... Si cela n'avait pas eu pour décor une Mairie de village, cela aurait put ressembler à une pièce de théâtre ou plutôt un théâtre de guignols et les Précieuses ridicules à côté : du pipeau ! Pendant cette période, il s'est permis de régir en sous-main la morale des "grenouilles de bénitier".

Le type était aussi drôle qu'un lampadaire éteint. Ce pisse-froid affichait avec une impudente insolence sa soi-disant réussite financière mal camouflée sous le vernis social des parvenus. Il avait surtout la spécialité de ne voir que le côté mercantile des choses à l'ébauche du moindre projet ce qui eût le don d'en exaspérer plus d'un ! aidé en cela par deux ou trois comparses tellement sérieux qu'ils auraient pu déprimer une assemblée d'anciens combattants.

Lui et consorts s'imaginaient qu'à Garsson on les attendait comme le Messie. On s'est aperçus rapidement qu"ils ne se mouchaient pas du coude..." Ils pensaient en imposer par leur carte de visite mais cela n'impressionnait aucunement le Maire rompu à ce genre d'intimidation et en attendant, ils brassaient l'air, beaucoup d'air et çà rafraichissait l'atmosphère.


Pendant ce temps-là, leurs chevilles enflaient démesurément à mesure que les élections approchaient. Il s'ensuivit une histoire croisée entre leurs manigances très actives qui révèleront progressivement leur personnalité, et de l'autre, les manœuvres d'une troisième liste à tendance vert-gauchiste prête se plier à toutes les magouilles et compromissions ! 

On a donc eu droit aux prétendants de tous bords, des gauchistes mâtinés verdâtres à la droite bien pensante : de quoi invoquer tous les saints ! Tout ce petit monde, passé maître dans les parades d'ambition avec le goût des alliances retorses, affichait de l'impatience. 


 





Pendant leurs deux années de mandature, magouilles et entourloupettes en tout genre allèrent bon train car leur objectif, que tout le monde avait saisi, était d'arriver en tête des suffrages aux élections prévues en 2008. Comme toujours, cette période réveilla toute la gamme de jalousies inavouées, de mesquineries et de bassesses dont la petite bourgeoisie a le secret. Ils se sont permis des attaques politiques ignobles envers le Maire et ses adjoints sans aucun respect ni aucune considération envers le travail que ceux-ci avaient accompli pendant trois mandats tandis que leurs détracteurs n'avaient jamais eu aucune expérience politique... 

Rien ne fut épargné dans la tournure nauséabonde qu'a pris le conseil sous l'emprise du "Notable" lequel n'a pas renoncé aux vieilles méthodes politiciennes (tracts diffamatoires, propos injurieux en public, etc...) 

Bref, pendant les sept ans qu'a duré ce dernier mandat (de 2001 à 2008), on aura donc vu défiler toute la panoplie de prétendants arrivistes et pédants, cadres supérieurs mais esprits très moyens. Avec la fin des idéologies, l’engagement politique n'étant plus que la gestion d’une carrière, il y eut de la concurrence et des règlements de compte à tire-larigot qui ont nourri la presse locale laquelle s'en faisait des "gorges chaudes" et la démocratie eût la vie dure.

Rien n'aurait pu préparer le Maire à qui ils "savonnaient salement la planche", et qui eut le courage de rester en place, à vivre cette période obscure et trouble. Celui-ci déclara en petit comité : "Je suis un équilibriste et sans étiquette politique, à la vérité c'est qu'à gauche comme à droite, je gêne beaucoup de gens et que j'en inquiète quelques-uns. Je gêne les arrivistes sans scrupules et j'inquiète les combinards ": les combinards c'étaient finalement les têtes de listes de gauche et de droite qui s'étaient entendues pour que la liste du Maire en fasse les frais. 

Malgré cette triangulaire, la liste du Maire s'est bien comportée au premier tour : lui et son adjoint étaient 5ème et 6ème sur 57 malgré les combines mesquines. 

Mais les gens ont vite fait de cataloguer leurs disciples et la liste des arrivistes de droite a ramassé une veste mémorable en dépit des nombreuses magouilles avec les gauchistes. 
Leur passage au conseil aura permis de dévoiler leur comportement arrogant prêt à tout  pour le pouvoir quitte à proférer des mensonges et démontrer surtout que le Maire avait su garder son sang-froid et sa capacité, quand c’est nécessaire, à résister aux pressions.

Quant au citoyen vert, pendant le peu de temps qu'il a siégé dans le conseil communautaire, ses condisciples l'ont traité d'ectoplasme politique.

citation de Michel Colucci dit Coluche :


"Les hommes politiques, il y en a certains, pour briller en public, ils mangeraient du cirage"


- moi, je suis née un mardi...
- un mardi gras, sans doute !

carte humoristique
       

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